L’enquête Coface confirme qu’accorder des délais de paiement demeure une pratique généralisée : 97 % des entreprises interrogées y ont recours, un pourcentage identique à celui observé en 2023 et 2024. Le délai moyen accordé s’établit à 49,7 jours, en léger recul par rapport à l’année précédente.

Ce délai moyen français reste supérieur à ceux observés en Allemagne (32 jours) ou en Pologne (46 jours), mais demeure inférieur aux délais accordés notamment au Royaume-Uni (51 jours), ou en Chine (76 jours).

La taille de l’entreprise constitue un facteur déterminant : 93 % des très petites entreprises (TPE) accordent des délais de paiement, mais ceux-ci sont nettement plus courts que ceux octroyés par les structures de plus grande taille. Les TPE proposent ainsi des délais moyens de 38 jours, contre 53 jours pour les petites et moyennes entreprises (PME) et 62 jours pour les entreprises de taille intermédiaire (ETI) et les grandes entreprises.

Sur le plan sectoriel, les délais de paiement varient sensiblement. Le tourisme et les loisirs affichent les délais les plus courts (26 jours), tandis que le secteur banque, finance et assurance enregistre le délai moyen le plus long (60 jours).

Les conséquences et cause des retards de paiement

Les retards de paiement touchent 86 % des entreprises françaises. Une majorité d’entre elles signale que ces retards ont été plus nombreux qu’au cours de l’année précédente.

Plus de la moitié des TPE considèrent que les retards de paiement ont un effet « très important » ou « critique » sur leur situation financière. 39 % des PME et 26 % pour les ETI partagent ce constat.

Parmi les entreprises ayant subi des retards, 42 % les attribuent aux difficultés financières de leurs clients, loin devant les problèmes organisationnels (23 %) et les retards délibérés sans difficultés financières (20 %).

Les perspectives économiques pour 2026

Les entreprises interrogées anticipent majoritairement une dégradation ou un maintien de l’activité économique en France et dans le monde pour 2026. Sur les douze prochains mois, 45 % des entreprises anticipent des retards de paiement stables, tandis qu’un tiers d’entre elles estiment qu’ils seront encore plus nombreux.

Les trois points clés à retenir

  • 86 % des entreprises ont constaté des retards de paiement en 2025, en hausse continue depuis 2023 (82 %).
  • Plus de la moitié des TPE (55 %) jugent l’impact des retards « très important » ou « critique » sur leur trésorerie, une vulnérabilité en progression constante depuis 2023.
  • 42 % des entreprises attribuent les retards aux difficultés financières de leurs clients, dans un contexte où les défaillances atteignent des niveaux records (42 505 sur huit mois).