Les contrats uniques d’insertion et l’insertion par l’activité économique constituent deux leviers majeurs d’accompagnement vers l’emploi des personnes en difficulté professionnelle ou sociale. Ces dispositifs partagent un objectif commun : faciliter l’accès à l’emploi de personnes rencontrant des obstacles durables sur le marché du travail.
Les contrats uniques d’insertion se déclinent en deux formes principales selon le secteur d’activité : les contrats initiative emploi (CUI-CIE) dans le secteur marchand, et les parcours emploi compétences (PEC) dans le secteur non marchand (associations, fondations, collectivités territoriales, établissements d’enseignement ou hospitaliers publics). Ces contrats permettent aux bénéficiaires d’acquérir une expérience professionnelle tout en bénéficiant d’une aide financière versée par les pouvoirs publics à l’employeur.
Le dispositif d’insertion par l’activité économique (IAE) poursuit un objectif proche de celui des CUI en levant les freins à l’emploi des personnes en difficulté. Cinq types de structures d’insertion par l’activité économique existent :
- les ateliers et chantiers d’insertion (ACI) ;
- les entreprises d’insertion (EI) ;
- les associations intermédiaires (AI) ;
- les entreprises de travail temporaire d’insertion (ETTI) ;
- les entreprises d’insertion par le travail indépendant (EITI).
En 2023, 276 000 personnes sont sorties d’un contrat unique d’insertion ou d’un contrat d’insertion par l’activité économique. Parmi elles, 37 000 provenaient d’un CUI-CIE, 68 000 d’un PEC et 171 000 d’une structure d’IAE.
Des publics aux profils distincts
Les sortants de l’IAE apparaissent comme les plus éloignés de l’emploi : 21 % possèdent un niveau d’études supérieur ou égal au baccalauréat, proportion qui s’élève à 41 % pour les sortants de PEC et 55 % pour ceux de CUI-CIE. Les bénéficiaires du RSA représentent 32 % des sortants d’IAE, contre 9 % en CUI-CIE.
Des contrats aux durées variables selon les dispositifs
Les CUI-CIE sont les seuls à présenter une majorité de contrats à durée indéterminée : 61 % des bénéficiaires sortants en 2023 étaient en CDI pendant le dispositif. En PEC, seulement 5 % des contrats sont à durée indéterminée. Dans l’IAE, la quasi-totalité des contrats durent moins de deux ans.
Les CUI-CIE sont également les seuls à compter une majorité de contrats à temps complet (61 %), contre 24 % en PEC. Presque tous les contrats en IAE durent moins de deux ans.
Une insertion professionnelle variable selon les dispositifs
L’insertion en emploi salarié six mois après la sortie est très variable selon le dispositif considéré : les sortants de CUI-CIE sont plus souvent en emploi salarié que les sortants de PEC et d’IAE.
Les trois points clés à retenir
- Les CUI-CIE concernent majoritairement des contrats à durée indéterminée (61 % en 2023), contrairement aux PEC et à l’IAE où les contrats à durée déterminée dominent largement.
- Les sortants d’IAE sont les plus éloignés de l’emploi : 21 % possèdent un niveau d’études supérieur ou égal au baccalauréat, contre 55 % pour les CUI-CIE ; 32 % bénéficient du RSA, contre 9 % en CUI-CIE.
- Six mois après la fin du dispositif, les bénéficiaires de CUI-CIE sont plus souvent en emploi salarié que les sortants de PEC et d’IAE.